La répétition des saignements dans les articulations (hémarthroses) et éventuellement dans les muscles (hématomes) entraîne à plus ou moins long terme des lésions articulaires et osseuses irréversibles regroupées sous le terme d’arthropathie hémophilique. La qualité actuelle des médicaments a permis de limiter ces dégradations, mais pas de les éliminer.
Complément indispensable à l’injection des médicaments antihémophiliques, la rééducation s’impose pour faire récupérer souplesse et mobilité aux articulations endommagées. Elle contribue à la prévention des accidents hémorragiques en assurant à la personne hémophile un bon état musculaire et articulaire.
Préserver le capital articulaire
La kinésithérapie et, d’une manière plus générale, l’éducation physique jouent un rôle essentiel dans la récupération d’une fonction normale suite à un épisode hémorragique.
La kinésithérapie d’entretien doit faire partie intégrante de la prise en charge régulière des patients hémophiles.
Quelle que soit la kinésithérapie proposée (d’entretien, après accidents hémorragiques ou postopératoire), celle-ci doit être douce, progressive et adaptée à chaque patient.
- Voir le dossier spécial kinésithérapie de la revue Hémophilie et maladie de Willebrand de mars 2007 (n° 177).
- Voir aussi la liste des kinésithérapeutes ayant participé aux Journées AFH de la kinésithérapie de l’hémophilie et de la maladie de Willebrand.
Dernière mise à jour : 29 août 2011





