En parler aux camarades de classe ?

En parler ou pas aux camarades de classe
Chaque enfant, en fonction de son âge, de ses ressources personnelles, de son environnement, vit sa maladie différemment. C’est pourquoi il est fondamental de dialoguer avec l’enfant et de ne pas signaler systématiquement sa maladie aux autres enfants.

Respecter le choix de l’enfant

Si l’enfant est en âge de le faire (école primaire), il peut souhaiter informer ses camarades de classe. Mais c’est à lui seul de le décider, et il ne faut pas en informer les autres enfants s’il ne le souhaite pas.

Pour les plus petits (école maternelle), selon leur maturité, certains sont tout à fait à même d’exprimer ce qu’ils veulent ou bien c’est un des parents qui vient expliquer aux autres enfants avec l’accord de l’enfant.

Quelques témoignages…

« Cette année, en CM1, Martin a accepté d’en parler à ses copains de classe car toute la classe partait en classe de neige ; mais pour passer ce cap, il fallait que Martin soit mur. L’année dernière, en tant qu’infirmière de l’école, je sentais des tensions entre Martin et ses copains. Naturellement ceux-ci avaient du mal à comprendre qu’ils se faisaient gronder dès qu’ils bousculaient Martin alors que l’inverse n’était pas vrai. Cette année, je n’ai pas  constaté les tensions de l’année dernière. Quand un enfant a compris, il tolère beaucoup plus de choses… »

« Adam ne souhaite pas donner l’information à la classe, même si certains copains proches connaissent son hémophilie. C’est un choix que nous respectons. Il peut être problématique de donner à des enfants une réponse à une question qu’ils ne se posent pas : soit ils l’oublient, soit ils l’utilisent comme moyen de pression. »

 » Quand Eudes a eu 5 ans, c’est lui qui a choisi : il m’a demandé l’autorisation d’emmener à l’école le livre sur son ourson qui était hémophile comme lui pour que sa maîtresse le lise en classe. C’est lui à 5 ans qui gère… Dans la cour, il dit – je suis hémophile, tu ne me touches pas !!  »

En parler aux enseignants

Afin de rassurer l’entourage scolaire de l’enfant et d’aller au-delà des idées reçues, il est nécessaire d’apporter un maximum d’informations sur cette pathologie : identifier les premiers signes d’hémorragie, avoir la bonne attitude en cas d’accident hémorragique, savoir dispenser les premiers soins, et apprendre à ne pas tenir l’enfant hémophile à distance lors des activités sportives ou périscolaires.

La bonne intégration scolaire est essentielle au futur épanouissement de l’enfant, aux niveaux personnel, social et professionnel. C’est pourquoi l’AFH a publié[1] 2 livrets à destination des différents acteurs de la pathologie : parents, enfants, professionnels de santé en milieu scolaire, personnel encadrant, et enseignants.

[1] Avec le soutien de NovoNordisk.

Télécharger le guide « l’hémophilie à l’école »

Télécharger le guide « Enfant atteint d’hémophilie – Pour une intégration sereine…

 

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